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Terres de Vin

vive les vins libres

« Ca sent un peu la ferme non ? ». C’est devenu un classique de nos soirées ou de nos dîners en ville, les nouvelles formules entendues pour décrire un vin nature (sur ce sujet, renvoyons au blog très complet de la maître en la matière).

Si elles provoquent parfois l’hilarité de l’assistance, elles disent pourtant quelque chose du vin nature, dont la matière brute et sans correction chimique trahit souvent un processus de fabrication qui laisse son empreinte.

Boire un vin nature c’est accepter le fait que la matière est vivante, sans artifice ni correcteur chimique et que cette­ matière, une fois en bouteille, peut évoluer. Ces caractéristiques des vins natures ne trahissent ni un manque d’hygiène ni un travail de mauvaise qualité. Le plus souvent, l’ouverture de la bouteille permet à ces petits défauts de disparaitre.

Voici un petit échantillon de ces formules bien pratiques pour faire le malin et hurler les copains :

« ça sent le cul de la vache/ l’œuf pourri ! » : toutes les variantes de la ferme sont admises et recouvrent généralement le même problème, celui de la réduction. Les vins natures, plus fragiles que les conventionnels car dispensés de béquilles chimiques, sont très largement protégés du contact avec l’oxygène par les vignerons, ce qui a pour effet de produire ces arômes animaux. Pas d’inquiétude, ces derniers s’échappent lors de l’aération du vin !

« ça perle ! » : il s’agit d’un excès de CO2 conservé volontairement par le vigneron afin de protéger son vin. En effet, afin de réduire voire de supprimer tout ajout de souffre lors de la vinification ou de la mise en bouteille, le vigneron ne dégaze pas complètement son vin afin de lui permettre de jouer son rôle de protecteur. Encore une fois, ce défaut disparait progressivement à l’ouverture, et si vous êtes impatient, optez pour la formule « secouage de bouteille », ça fait toujours son petit effet sur l’assistance…

« souris ! » : plus rare, moins perçu, ce défaut se détecte en bouche avec un goût de souris.   Rassurez-vous, aucune trace de l’animal dans cette histoire ni aucune problématique d’hygiène, mais plutôt la présence d’une molécule non désirée qui se développe pendant la fermentation. Or, sans ajout de souffre (autrement appelés sulfites, d’ailleurs si vous pensez que les sulfites ne provoquent qu’un mal de crâne, on vous conseille la lecture de ce bouquin), la correction ne peut pas se faire. S’il n’existe pas de remède à l’ouverture de la bouteille, ne jetez pas le reste du carton, avec le temps la souris se fait la malle !

Rassurez-vous, les vins natures n’ont pas plus de défauts que leurs cousins conventionnels et surtout ils expriment la complexité vivante des terroirs dont ils sont issus.

 Vivent les vins libres !

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